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Petites répercussions mineures d'événements internationaux Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
01-03-2006

Nous sommes en 91, et j’entame la deuxième moitié de ma rhéto. Georges Bush Sr vient de lancer ses armées dans ce qui ne s’appelle encore que la guerre du Golfe - on lui ajoutera l’adjectif « première » plus de dix ans plus tard, quand le fiston voudra imiter papa, avec beaucoup moins d’adhésion qu’à l’époque.

Le 17 janvier, nous sommes donc tous là, les oreilles collées à des petites radios portables pour suivre heure par heure l’évolution de la situation. Le syndrome CNN nous avait touché, nous aussi.

Tout cela était bel et bon, l’euphorie ( ? !) des premiers moments passés, nous reprenons notre routine, entre cours et interros. Mais nous sommes en Allemagne, le Rosenmontag se profile à l’horizon, on commence à discuter déguisement, quand la Direction de l’Athénée nous rappelle à l’ordre. Pas question de faire la fête dans l’enceinte de l’établissement dans un moment pareil. De la retenue, surtout pour des enfants de militaires !

Quoi, et notre carnaval ? Après tout, tout va bien non ? La Coalition remporte succès sur succès, avance en Irak sans combattre et les frappes chirurgicales permettent d’éviter un bain de sang. Et puis, finalement, le Golfe Persique, c’est pas la porte d’à côté, l’armée belge n’a envoyé que quelques dragueurs de mines, donc l’un dans l’autre, cette histoire, ça ne nous concerne pas plus que ça ! Et puis, cela change quoi pour eux, le fait que l’on se déguise ou pas ?

Et nous voilà à vitupérer et vouer Préfet et Proviseur aux gémonies pendant un cours de français donné par un certain… Michel Pirot. Qui trouve LA solution et nous suggère de nous habiller en costume-cravate. Pour nous, nous voilà déguisés, nous sommes contents, et personne ne peut rien dire contre un veston, tenue conforme au règlement ne faisant en principe pas partie de la liste des cotillons.

Bon, on peut le dire avec le recul, nous étions chic comme une bande de mafieux de la Cosa Nostra ! Mais quelle jubilation de voir que notre plan machiavélique fonctionnait. Ce n’est pas que les pions n’ont pas essayé de nous chercher des poux sur la tête, mais nous sommes restés relativement sobres et modérés jusqu’à 16h15. Après… 

 
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